Coronavirus : des groupes sucriers transforment de la betterave en gel hydroalcoolique en Eure-et-Loir et dans le Loiret

Un agriculteur tenant des betteraves dans la main, dans son champ.

 

En Eure-et-Loir et dans le Loiret, les groupes sucriers spécialisés dans la transformation de la betterave réorganisent leur production pour produire du gel hydroalcoolique. Cette solution aide à se protéger du coronavirus, en plus des mesures barrières.

Les agriculteurs en Eure-et-Loir et dans le Loiret viennent de terminer les semis d’une culture bien implantée dans ces régions : la betterave sucrière, qui permet de produire de l’alcool.

1.000 hectolitres d’alcool produit par jour dans la distillerie de Toury

Même si les plants vont mettre plusieurs mois à pousser, la betterave est aujourd’hui précieuse dans le cadre de la crise sanitaire du Covid-19, et pas seulement pour l’aspect alimentaire. Cette culture rentre dans le cadre de la fabrication du très convoité gel hydroalcoolique. En Eure-et-Loir et dans le Loiret, il existe deux sucreries abritant une distillerie qui vont servir à sa production : une à Artenay qui appartient à Tereos, l’autre à Toury, qui fait partie du groupe Cristal Union. Elles transforment le sucre extrait de la betterave en alcool, après en avoir tiré les substrats (à savoir la mélasse, le sirop).

La direction nationale du groupe Cristal Union explique que « Le site de Toury fait des alcools surfins qui étaient destinés à la parfumerie et à la cosmétique et qu’on a réorienté vers des applications biocides ». Chaque jour, la distillerie produit 1.000 hectolitres d’alcool qu’elle livre uniquement à des clients français de toutes tailles qui fabriquent des gels hydroalcooliques.

Le gel hydroalcoolique mis à la disposition des hôpitaux

Malheureusement, cette production s’arrêtera fin mai. L’usine, qui devait fermer depuis fin décembre, doit définitivement mettre la clé sous la porte en septembre prochain. Ainsi, il ne restera plus que le site de Tereos à Artenay pour le Centre-Val de Loire, alors que la région concentre environ 1.600 producteurs de betteraves. Ces derniers doivent donc désormais envoyer leurs récoltes à cette usine qui fabriquera de l’alcool puis du gel hydroalcoolique. Elle dispose « du savoir-faire nécessaire à la fabrication d’alcool pharmaceutique et de capacités importantes », assure le groupe Tereos dans un communiqué.

Dès le 18 mars, la direction annonçait que cette production sera « mise à la disposition gratuitement des Agences Régionales de Santé et des hôpitaux des régions proches, qui connaissent des situations très critiques ». Les Ehpad et l’armée recevront également ce produit.

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