Saint-Barthélemy : les touristes américains déjà de retour

Christopher Hotel, Saint Barthélemy, France (Crédit : Unsplash).

 

L’île française de Saint-Barthélemy dans les Antilles accueille de nouveau, depuis le 22 juin, des touristes de toutes nationalités, essentiellement des Américains. Cette situation inquiète la population locale car le coronavirus touche durement les Etats Unis.

Fin mai, le conseil territorial de Saint-Barthélemy s’était réuni en urgence pour demander officiellement au gouvernement la réouverture immédiate de l’île. La raison : depuis février, ce petit territoire de 21 km2 n’a recensé que six cas positifs de Covid-19, tous sans gravité. Le dernier remonte au mois d’avril. Aussi, l’île ne fait pas partie de l’espace Schengen.

Saint-Barthélemy a donc fait le choix d’ouvrir ses frontières à toutes les provenances hormis la Guyane, où l’épidémie augmente. « L’île de Saint-Barthélemy est heureuse de pouvoir accueillir à nouveau tous ses visiteurs dès le 22 juin 2020. Membre de la famille ou ami de résidents, propriétaire d’une résidence ou simple amoureux de notre île souhaitant y passer quelques jours, Saint-Barth vous souhaite la bienvenue », avait indiqué le maire Bruno Magras (LR), qui dirige la collectivité depuis 25 ans.

« Les commerces ont besoin d’une bouffée d’air »

Entre le 29 juin et le 5 juillet, environ 200 touristes, en majorité des Américains, ont débarqué sur l’île, via Porto Rico. Dans le quartier-capitale, Gustavia, ces visiteurs font les boutiques et fréquentent les restaurants. Cette ouverture aux États-Unis, où l’épidémie est très forte, inquiète les 10.000 habitants de Saint-Barthélemy, d’autant que l’île voisine de Saint-Martin reste fermée aux vols américains. Le président du Comité du Tourisme et vice-président de la Collectivité, Nils Dufau, partage cette crainte. Mais, il estime que « quelque part c’est sain, car cela permet de rester alerte, même si ça ne doit pas virer à la psychose ». Il se veut ainsi rassurant : « L’avantage de Saint-Barth c’est qu’il n’y a pas de tourisme de masse, ce sont des petits volumes, plus faciles à gérer (…) les gens ont besoin de travailler, notamment les indépendants et les commerces ont besoin d’une bouffée d’air ».

Aucune obligation de tests, ni de contrôles

A Saint-Barthélemy, qui ne vit que du tourisme haut de gamme, la Collectivité a rédigé son propre protocole. Les arrivants peuvent présenter un test réalisé dans les 72 heures avant départ, ou alors se faire dépister sur place, dans les 24 heures suivant leur arrivée. Ils sont invités à se confiner dans leur villa de location ou leur hôtel le temps d’avoir les résultats. Ensuite, il leur est demandé d’effectuer un second test à J+7. Mais ces tests et contrôles ne sont pas formellement obligatoires.

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