Prades : manifestation devant la mairie contre la fermeture des discothèques

Des personnes dansant dans une discothèque.

 

Les professionnels du secteur de la nuit ont manifesté dimanche devant la mairie de Prades (Pyrénées-Orientales) pour dénoncer la fermeture des discothèques, alors que les restaurants et supermarchés sont ouverts depuis des semaines. Jean Castex, le maire de la ville et nouveau Premier ministre français était absent ce jour-là.

Dimanche 12 juillet, alors que 200 professionnels du milieu de la nuit manifestaient à Paris, à proximité du ministère de la Santé, ceux des Pyrénées-Orientales avaient, eux, choisi de faire entendre leurs voix devant la mairie de Prades. Une ville dont le Premier ministre Jean Castex est maire depuis 2008. Mais l’élu était absent, ce jour-là, en déplacement en Guyane.

Les patrons des établissements de nuit des Pyrénées-Orientales, regroupés dans la branche nuit de l’union des métiers de l’industrie hôtelière (Umih), ont tout de même accroché une banderole sur les grilles fermées de la mairie de Prades. « Si on ne peut pas rouvrir, on va mourir », pouvait-on lire sur la banderole. Cette phrase, les patrons des établissements de nuit la répètent depuis fin juin pour dénoncer la politique d’Olivier Véran. « On ne comprend pas, il y a deux poids, deux mesures », peste Aziz Sebhaoui, président Umih des Pyrénées-Orientales. Il ne comprend pas pourquoi les cafés et restaurants ont pu rouvrir, quand les discothèques restent closes.

Jusqu’à 30 à 40% des discothèques pourraient disparaître

Olivier Véran s’est opposé catégoriquement à la réouverture des discothèques à partir du vendredi 10 juillet, date de la fin de l’état d’urgence. Pour justifier sa décision, le ministre de la Santé évoque notamment la Suisse où un cas dans une discothèque avait « conduit au confinement de 300 personnes, avec des risques de diffusion communautaire ». Il a également précisé que les discothèques ne pourraient pas rouvrir avant septembre. Or, une fermeture des discothèques jusqu’à ce mois pourrait faire disparaître entre 30 à 40% des discothèques, selon une estimation des professionnels du secteur. Aussi, les discothèques saisonnières jouent 60 à 70% de leur chiffre d’affaires pendant la saison estivale.

Une plus grande manifestation dans la capitale

A Paris, ce même dimanche, 200 professionnels du milieu de la nuit manifestaient également à proximité du ministère de la Santé. Ils se disent choqués par l’organisation de Fête de la Musique et de soirées privées sans respect des gestes barrières, et des concerts rassemblant des milliers de personnes non masquées, comme samedi 11 juillet à Nice. Ils assurent offrir une garantie de sécurité, meilleure que dans les bars et restaurants devenus « des discothèques déguisées ».

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