Nouvelle-Calédonie : les « Loyalistes » lancent une campagne participative dans le cadre du référendum d’autodétermination

Drapeau de la Nouvelle-Calédonie.

 

« Les Loyalistes », front composé de six partis non indépendantistes, lancent une campagne participative auprès des Calédoniens, dans le cadre du deuxième référendum d’autodétermination qui aura lieu le 4 octobre prochain. Ils voudraient recueillir les avis pour le projet d’une Nouvelle-Calédonie française.

En Nouvelle-Calédonie, le front des loyalistes, composé de six partis non indépendantistes, appelle la population à prendre part au projet de société porté dans le cadre du référendum du 4 octobre. Les Calédoniens pourront apporter leur contribution sur des sujets divers de la vie quotidienne, via un site Internet qui sera lancé le samedi 22 août. « L’intérêt de cette démarche c’est de faire émerger d’autres réalités, des thématiques que nous, nous avons identifiées mais qui ne parlent peut-être pas forcément aux gens », a expliqué Naïa Wateou, membre du front, interrogée par Nouvelle-Calédonie La 1ère.

« Être Calédonien, c’est être bien dans un pays et se sentir bien »

Les loyalistes souhaitent notamment mettre en valeur l’identité calédonienne, qu’ils définissent comme « un sentiment d’appartenance ». Selon Naïa Wateou, « Être Calédonien au quotidien, ce n’est pas qu’une question d’identité, c’est aussi être bien dans un pays et se sentir bien ». Mieux, « C’est de savoir que vous avez un système éducatif qui vous permet de faire ce que vous avez envie de faire, qui vous donne un niveau d’accès à l’ensemble des savoirs, on ne fait pas de différences ».

Parmi les autres thématiques, « touchant le quotidien des Calédoniens », figurent la place des femmes, la coutume, la transition écologique ou encore le développement durable. Outre le lancement d’une plateforme web, les loyalistes entameront dès le 24 août, une tournée sur l’ensemble du territoire. Ils iront de la Grande Terre aux Iles Loyauté, pour rencontrer tous les Calédoniens et entendre leurs souhaits pour le projet d’une Nouvelle-Calédonie française.

Les indépendantistes veulent des liens nouveaux avec la France, pas une rupture

De l’autre côté, les indépendantistes se veulent rassurant concernant l’après referendum, une période qui ne sera pas « un trou noir ». Le FLNKS (Front de Libération Nationale Kanak Socialiste) envisage de mettre en place « une période de transition de 3 ans » en cas de victoire de l’indépendance. Objectif : permettre d’installer « le nouvel État de Kanaky-Nouvelle-Calédonie ». Cette période de transition servira à élaborer une « loi de transition » avec l’État français et avec la droite non indépendantiste, « à écrire une Constitution » puis à négocier des « accords de partenariat et de coopération avec la France et d’autres États ». Les indépendantistes souhaitent établir « des liens nouveaux avec la France » et non de rompre totalement avec elle.

Lors du premier référendum organisé dans le cadre du processus de décolonisation de l’accord de Nouméa, le 4 novembre 2018, les partisans de l’indépendance avaient rassemblé 43,3 % des voix. A présent, « l’objectif est d’atteindre 51 % », d’après le FLNKS, qui précise que le « pays entrera alors dans la période d’installation du nouvel État » jusqu’en 2023.

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