Paris 2026 : Rachida Dati en tête, la gauche encore distancée

Rachida Dati se prépare à relever un défi de taille pour 2026. Avec une solide avance dans les sondages, la maire du 7e arrondissement et ministre de la Culture semble en pole position pour briguer la mairie de Paris. Mais entre la montée des candidatures, notamment à gauche, et les surprises de la droite, tout pourrait encore basculer.
Rachida Dati, une candidate incontournable ?
Le dernier sondage Ifop-Fiducial, réalisé en mars 2025 pour Le Figaro, place Rachida Dati en tête de la course à la mairie de Paris. Avec entre 35 et 37% des intentions de vote, elle conserve une avance confortable, notamment grâce à une coalition solide entre le bloc central et la droite. Ces résultats sont cohérents avec ceux de novembre 2024, confirmant sa position de favorite.
Derrière Dati, Gabriel Attal, ancien Premier ministre, et Pierre-Yves Bournazel, conseiller Horizons du 18e arrondissement, arrivent respectivement avec 34% et 31% des intentions de vote. Ces figures politiques restent des rivaux sérieux, mais peinent à détrôner la maire du 7e arrondissement, qui incarne pour beaucoup la stabilité et l’expérience.
Cependant, la candidature de Francis Szpiner pourrait redistribuer les cartes. L’ancien maire du 16e arrondissement, crédité de 11% des intentions de vote, pourrait fragiliser la position de Rachida Dati. Sa présence bouscule non seulement le bloc central et la droite, mais également le front gauche, ajoutant de l’incertitude dans une course qui semblait jusque-là déterminée.
La gauche : un jeu à trois, mais encore distancé
À gauche, Emmanuel Grégoire semble le mieux placé, avec 20% des intentions de vote, juste devant Rémi Féraud (19%), le dauphin désigné par Anne Hidalgo. Ce dernier, bien que soutenu par l’actuelle maire de Paris, peine à convaincre, laissant place à un renouveau dans le camp socialiste. L’appui de Bertrand Delanoë à Grégoire pourrait bien dynamiser sa campagne, surtout parmi les électeurs historiques de la gauche parisienne.
Parmi les nouvelles personnalités à gauche, David Belliard, l’adjoint en charge des Transports, pourrait bousculer les rangs. Plébiscité lors de la primaire écologiste, il gagne en popularité avec des intentions de vote oscillant entre 14% et 18%. Belliard, en tentant de rassembler la gauche dans son ensemble, y compris La France Insoumise, pourrait bien faire la différence et séduire une partie de l’électorat progressiste.
Les tensions au sein de la gauche parisienne sont palpables. Le soutien de certains, comme la députée Sophia Chikirou, pourrait faire pencher la balance pour un candidat plus radical. Chikirou, bien qu’encore loin dans les sondages avec 11% des intentions de vote, pourrait offrir une alternative à un électorat en quête de renouveau.
L’extrême droite : une percée inattendue
Le sondage montre également un essor de l’extrême droite à Paris, bien qu’encore modéré. Sarah Knafo, candidate de Reconquête, et Thierry Mariani, du Rassemblement National, récoltent entre 7% et 8,5% des intentions de vote. Ces scores, bien qu’encore faibles, témoignent de la progression de l’extrême droite, qui pourrait avoir un impact inattendu sur le résultat final.
Malgré un rejet important de ces personnalités (respectivement 44% pour Knafo et 41% pour Mariani), ces figures continuent de capter une partie de l’électorat, ce qui pourrait transformer l’équilibre des forces en 2026. La question de leur influence grandissante pourrait se poser en cas de second tour.
Même si l’extrême droite n’est pas encore en position de contester la victoire des grands partis, ses chiffres dans les sondages ne peuvent être ignorés. À Paris, comme ailleurs en France, une dynamique inattendue pourrait bien secouer les résultats des municipales.