Paris : Un boulanger en garde à vue pour avoir refusé de servir un policier pendant la manifestation des gilets jaunes

Mardi, un boulanger a été placé en garde à vue pour avoir refusé de servir un policier lors d’une manifestation des gilets jaunes en début février. Il semble que l’individu âgé de 32 ans ait fait preuve d’un peu trop de zèle concernant les consignes mises en place par son établissement.

« Oui oui allez-y ailleurs »

Un employé d’une boulangerie, située dans le IIIe arrondissement de Paris, a été mis en garde à vue ce mardi pour « refus de vente et outrage sur personne dépositaire de l’ordre public ». Les faits remontent au 2 février 2019 dans le contexte de la manifestation des Gilets Jaunes. Comme le montre la vidéo de leur « accrochage », le boulanger a empêché le policier de rentrer dans l’établissement au motif qu’il portait surement une arme sur lui. A la question de l’employé de savoir s’il détenait une arme, l’agent de police demande à son tour : « Tu vois une arme ? ». Le boulanger de répondre : «Je ne sais pas, je vous préviens juste, pas d’arme dans l’établissement.». « Ok donc c’est bon on peut passer ? », s’impatiente le policier. « Si vous n’avez pas d’arme, c’est bon », insiste le boulanger. « Bon je crois que je vais aller ailleurs et après je peux aussi aller regarder ailleurs, vous avez plein de vitrines… », finit par dire l’agent, passablement agacé. « Oui oui allez-y ailleurs » lui crie une voix de l’intérieur de la boulangerie.

Le boulanger a exagéré à propos des consignes reçues

S’agit-il du prolongement du face à face Gilets Jaunes-Forces de l’ordre ?

Si l’on s’en tient à l’explication donnée par la boulangerie, Maison Landemaine, l’Acte 12 des Gilets Jaunes n’a rien à voir avec l’accrochage entre son employé et l’agent de police. Le premier a fait plutôt preuve de zèle face au second. De fait, sur sa page Facebook, l’entreprise met en avant le souci d’ « une atmosphère calme » conformément à ses « valeurs d’accueil » en « demandant aux policiers et aux manifestants d’ôter leur arme et leur cagoule ». Ces propos de la Maison Landemaine en guise de réponse à l’attitude de son boulanger n’a pas du tout plu aux services de police. Pour eux, il est inadmissible que la boulangerie mette sur « un pied d’égalité policiers et manifestants cagoulés ».

 

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