L214/Drôme Cailles : Les conditions d’élevage conformes aux normes, selon la DDPP

Des cailles entassées dans une cage

C’est la douche froide pour l’association lyonnaise de lutte contre la maltraitance animale, L214. Le jeudi 21 mars, elle avait publié une vidéo à charge sur les conditions d’élevage de Drôme Cailles. L’enquête menée par la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) a conclu que les conditions d’élevage des animaux dans cette exploitation étaient conformes aux normes en vigueur.

Aucun risque sanitaire constaté chez Drôme Cailles

L’inspection menée par la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) au sein de l’élevage de Drôme Cailles, suite à la publication le jeudi de la vidéo de L214, a livré ses résultats ce vendredi. Selon ces résultats, les « conditions d’élevage des animaux » chez Drôme Cailles sont « conformes aux attentes et ne correspondent pas aux images diffusées » par L214. C’est bien là une douche froide pour l’association lyonnaise de lutte contre la maltraitance animale.

Par conséquent, la préfecture de la Drôme annonce qu’aucune mesure d’urgence ne sera prise comme cela avait été demandé par L214. Toutefois, l’administration précise dans son communiqué qu’elle gardera un œil sur Drôme Cailles : « Aucun risque sanitaire n’a été constaté pour la consommation dans cet élevage, par les agents de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), chargés de l’investigation. Ils mettront, cependant, en place un suivi de l’exploitation. ».

« La place des oiseaux n’est pas en cage »

L’association lyonnaise de lutte contre la maltraitance animale L214 a publié, le jeudi 21 mars, des images choquantes, de l’élevage Drôme Cailles. Dans la vidéo on voit clairement des milliers de cailles entassées dans des cages insalubres avec des cadavres d’oiseaux dans le fond. L’association a aussi fait savoir que ces cailles en captivité produisent en moyenne 300 œufs par an alors que leurs congénères sauvages n’en pondent que 7 à 14 pour la même période, « soit 20 à 40 fois plus ». « Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce. » a rappelé L214. Puis d’envisager un boycott des œufs de cailles : « La place des oiseaux n’est pas en cage. Les Français le savent. C’est pourtant la triste réalité des cailles élevées pour leurs œufs. Nous pouvons agir à un niveau individuel pour mettre fin à ce cauchemar. Demandons aussi aux supermarchés de renoncer aux œufs issus de cailles élevées en cage ».

L214 s’est-elle trompée d’exploitation ?

Suite à cette révélation, une enquête administrative avait été ouverte. Finalement rien de tout ce qui a été vu sur la vidéo ne concernerait Drôme Cailles. L214 s’est-elle trompée d’exploitation ou alors les responsables de Drôme Cailles ont-ils vite pris pelles, seaux et balais pour nettoyer le coin avant l’inspection sanitaire ?  Ce serait un sacré exploit.

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