Cantal : Un veau dévoré ; un loup rode-t-il dans la zone ?

Un loup blanc et gris

 

Selon une information de France 3 Auvergne, les éleveurs du Cantal ne dorment plus que d’un œil depuis quelques jours. La faute à un loup, ou plutôt à un canidé qui sévit dans le département en ce moment. Un éleveur de Chalinargues a récemment découvert la carcasse d’un de ses veaux et tout indique que c’est l’œuvre d’un loup, selon lui en tout cas.

« Il ne restait que la colonne, une patte et la tête »

Didier Delorme, un éleveur de Chalinargues, dans la Cantal (Auvergne-Rhônes-Alpes), pense qu’un loup a dévoré un de ses veaux dans la nuit du mardi 14 au mercredi 15 mai dernier. Il a découvert la carcasse de son veau le mercredi matin, alors qu’il effectuait l’inspection quotidienne. Témoin de la macabre découverte, son gendre Anthony Mazié raconte : « Le veau est né mardi soir. Mercredi matin, mon beau-père a retrouvé sa carcasse à 200 mètres de là où il se trouvait la veille. Il ne restait que la colonne, une patte et la tête. Sans avoir vu la carcasse, la Direction Départementale des Territoires a dit que c’était une attaque de renard. Mais les gendarmes venus faire les constatations nous ont dit qu’un renard laisse les os et le cuir. Nous pensons à un loup ».

Didier Delorme et son gendre Anthony Mazié croient qu’il s’agit d’une attaque de loup parce que le veau a été traîné sur 200 mètres alors qu’il pesait 40 kg. Selon eux, une telle puissance physique ne peut être fournie que par un loup. Ce canidé a une longueur moyenne de 1,65 m pour le mâle et 1,59 m pour la femelle, une hauteur au garrot qui varie de 66 à 81 cm et un poids moyen de 16 à 50 kg pour les femelles et de 20 à 70 kg pour les mâles, en fonction de la sous-espèce. Tandis que le renard n’a qu’une taille moyenne de 58 à 90 cm et un poids de 7 à 8 kg.

L’éleveur très inquiet en cette saison de vêlage

Quel que soit le canidé, une chose est sure, un élément de cet espèce rôde dans les parages. En plus ce n’est pas le premier incident. Quinze jours auparavant, un veau avait déjà été mordu à l’oreille. C’est pourquoi les éleveurs sont dans le désarroi total, surtout en cette période de vêlage. « Le problème est que 30 vaches doivent vêler d’ici cet été. Que va-t-il leur arriver ? Nous sommes très inquiets pour la suite. », a confié Anthony Mazié. C’est que son beau-père Didier Delorme compte un cheptel de 80 vaches allaitantes de race Aubrac. La difficulté est maintenant de parvenir à les tenir loin des crocs du « maraudeur ». Didier Delorme songe à rapatrier son troupeau en étable pour que ses vaches puissent vêler en toute sécurité en attendant que les autorités locales trouvent. Pour l’instant, Une équipe de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage a effectué des analyses qui ont permis de constater des traces de crocs sur le veau. Quant à la Préfecture du Cantal, elle a mandaté un louvetier sur le périmètre. Il a abattu 5 renards dans la nuit du 15 au 16 mai. Mais toujours pas de traces de loup.

 

Un commentaire

  • BACLIN

    Un de ces jours il n’y aura plus de pâturages ni de bêtes. Les jeunes n’auront pas envie d’avoir leur quotidien empoisonné avec ces prédateurs qui n’aurait jamais dû revenir. Les anciens ont tout fait pour s’en débarrasser et la nature ne s’en portait pas plus mal.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.