Haute-Savoie : Un avion de tourisme atterrit illégalement au pied du mont Blanc

Le sommet du mont Blanc

 

Ce mardi, un avion de tourisme a atterri illégalement à 400 mètres sous le sommet du mont Blanc. Les deux propriétaires suisses ont été interpellés par le Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix pour une sanction. Le maire de la commune, Éric Fournier, évoque une atteinte intolérable à l’environnement.

Repérés au cours d’une surveillance en hélicoptère

Un avion de tourisme s’est posé en toute illégalité, ce mardi en fin de matinée, à 400 mètres du sommet du mont Blanc, soit à 4 550 m d’altitude entre le Mur de la côte et les Rochers rouges supérieurs. Deux hommes se trouvaient à bord de l’appareil. Crampons aux pieds, équipés de piolets et de cordes, ils avaient déjà commencé l’ascension du sommet du Mont-Blanc quand ils ont été repérés des éléments du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix, au cours d’une surveillance en hélicoptère à bord de Choucas 74. « Nous avons aperçu l’avion de tourisme donc l’équipage s’est approché. Le moteur était éteint et les gens étaient en train de monter au mont Blanc en technique alpine. Quand ils ont vu notre hélicoptère, ils sont revenus à leur appareil. », a raconté Stéphane Bozon, lieutenant-colonel du PGHM.

En effet, un secouriste s’est fait déposer près de l’avion. Les deux individus sont alors redescendus et une discussion s’est engagée. Le PGHM a pu ainsi vérifier l’identité du pilote et du passager. Il s’agissait de deux Suisses dont les identités et l’immatriculation de l’avion ont été relevés par les gendarmes en vue d’une sanction. Ils ont été également invités à quitter les lieux.

« Il constitue une atteinte intolérable à l’environnement de haute montagne »

Le colonel Stéphane Bozon a expliqué avoir été « Choqué et étonné de cette pratique ». Il a dit aussi n’avoir jamais assisté à une telle scène ; elle est inédite. Le fait est tellement rare qu’il s’est mis à éplucher la législation en vigueur pour savoir à quel type d’infraction il avait affaire et la sanction qui allait avec. « La Préfecture nous a d’abord confirmé qu’il s’agissait d’une zone interdite d’atterrissage et qu’il ne s’agissait pas d’une altisurface comme le glacier du Tour ou d’Argentière, rapporte-t-il. Ensuite, nous avons identifié qu’il s’agissait d’une infraction au code de l’environnement, mais probablement aussi d’une atteinte aux règles de l’aviation civile. ».

Le maire de Chamonix, Eric Fournier, a fermement condamné cet incident qu’il qualifie de barbare. Sur Facebook, il a écrit que : « Ce comportement inédit est proprement inadmissible : il constitue une atteinte intolérable à l’environnement de haute montagne et à toutes les mesures de protection existantes ».

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