Villeparois : Deux corps carbonisés retrouvés lundi matin ; un drame familial privilégié

Une bûche en train de se consumer

 

Lundi matin, deux corps calcinés ont été retrouvés à la sortie de Villeparois, une petite commune de 215 habitants située à quelques kilomètres au nord de Vesoul. Selon les premiers indices, il s’agit d’un homme de 47 ans et de son fils de 9 ans. La piste d’un drame familial est privilégiée par les enquêteurs.

Deux corps calcinés , dont un de petite taille, ont été aperçus lundi à 7 h 22 à la sortie de Villeparois, une petite commune de 215 habitants située au nord de Vesoul (Haute-Saône). La découverte a précisément eu lieu sur le chemin du Bois-la-Dame, à l’orée de la forêt communale. Une voie étroite, que l’on emprunte depuis la D118 qui mène à Épenoux, à l’écart de toute habitation.

Un infanticide suivi d’un suicide ?

Les corps se trouvaient à environ 200 mètres d’une voiture en stationnement.  Il s’agit « d’un véhicule Fiat loué par Hervé Delaunay. Né en 1972, il était directeur de la Safer (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural de Haute-Saône) et habitait Villeparois », a précisé Emmanuel Dupic, procureur de la République de  Vesoul. Selon plusieurs témoignages, le quarantenaire, conseiller municipal à Vaite, près de Dampierre-sur-Salo, était séparé de sa compagne depuis un certain moment. Le couple était en instance de divorce et constamment en conflit. Le petit corps serait celui de leur fils (9 ans), dont le père, en arrêt maladie depuis le début du mois de juin, avait la garde. Les enquêteurs estiment que la perspective de voir l’enfant placé dans un foyer a certainement pu pousser à l’acte Hervé Delaunay. Il aurait alors commis un infanticide puis se serait suicidé.

Il faut « rester très prudent dans cette affaire »

Selon Emmanuel Dupic, procureur de la République à Vesoul, qui s’exprimait ce mardi, « Seule l’autopsie permettra de déterminer les causes des décès. Elle devrait confirmer l’hypothèse de travail qu’il s’agit des corps d’un adulte et d’un enfant de 9 ans ». Pour l’heure, l’hypothèse d’un drame familial reste la plus probable. En s’appuyant sur les premiers éléments recueillis, les enquêteurs pensent qu’il faut « exclure l’intervention d’une tierce personne sur la scène du crime ». Toutefois, le procureur de la République veut « rester très prudent dans cette affaire ». Aussi, il n’a pas souhaité communiquer sur le moyen utilisé pour mettre le feu aux deux corps.

Les résultats d’un test ADN attendus en fin de semaine

Une enquête a d’ores et déjà été ouverte pour homicide volontaire par les gendarmes de la section de recherches de Besançon, assistés de la brigade de recherches de Vesoul. Une autopsie sera pratiquée ce mercredi à l’institut médico-légal (IML) de Besançon. Les prélèvements d’ADN pourront être ensuite transmis à un laboratoire à Épinal. Les résultats, attendus à la fin de la semaine, devraient permettre de comprendre « comment ces personnes sont mortes et de les identifier avec certitude ».

 

 

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