Larzac : Un père tue sa compagne et son bébé, ne supportant pas une séparation

Crosse d'une carabine

 

A Larzac, un père a été présenté à la justice pour avoir assassiné sa compagne et leur bébé de 19 mois. Selon les explications du procureur de Montpellier, Christophe Barret, l’homme ne supportait pas l’idée d’être séparé de sa petite fille, en placement provisoire à l’hôpital pour malnutrition. Il a donc décidé d’en finir une bonne fois pour toute…

« Aucune trace de lutte ou de violences »

Vendredi, un père de famille a été présenté à la justice pour l’assassinat de sa compagne et de leur bébé. L’homme a expliqué qu’il s’agissait d’un projet inachevé, qui devait conduire au meurtre de toute la famille avant de se suicider. Le procureur de Montpellier, Christophe Barret, a indiqué au cours d’une conférence de presse, vendredi, que le couple du Larzac a agi par désespoir. « L’idée d’être séparés de leur fille était insupportable. Ils ont décidé tous les deux d’en finir, selon son expression », a rapporté le magistrat. Il a ouvert une information judiciaire pour assassinat sur conjoint et sur mineur de 15 ans et a requis le placement en détention du père, en garde à vue depuis mercredi.

Ce jour-là les corps sans vie de la mère de famille, âgée de 43 ans, et de son bébé de 19 mois ont été découverts dans leur maison du village des Rives, sur le plateau du Larzac. Le père de famille ayant finalement renoncé à tuer les deux autres enfants du couple, deux garçons de 12 et 7 ans. Les gendarmes n’ont relevé « aucune trace de lutte ou de violences » dans la maison, selon le magistrat.

Une famille sans histoire et plutôt bien insérée

Selon le procureur Christophe Barret rien ne présageait un tel drame. En effet, « Pendant la garde à vue (du père), un expert en psychiatrie n’a relevé aucun problème de discernement. Aucun élément lié à des violences conjugales, ni de dérive sectaire, n’a été constaté. Cette famille était très discrète, avait peu de relations extérieures dans ce petit village de moins de 200 habitants. Elle était plutôt bien insérée socialement et était propriétaire d’un logement assez cossu ». Le père travaillait dans un établissement de restauration collective à un poste à responsabilité. Sa compagne, diplômée en psychologie, dispensait des cours et s’essayait à l’écriture. Aussi « aucun élément de militantisme n’a été décelé chez le père », a précisé le procureur.

Les enquêteurs ont établi que les crimes avaient été prémédités. « Début juillet, les services d’aide sociale à l’enfance ont adressé un signalement au parquet, estimant que l’enfant était en danger psychologique et physique, conduisant à une dénutrition », a précisé le procureur. Dans la foulée, la juge pour enfants a demandé le placement provisoire du bébé à l’hôpital « afin qu’une évaluation de sa santé puisse être établie », a ajouté Christophe Barret.

C’est la grand-mère qui a alerté la gendarmerie

Au moment des faits, le couple était en vacances en Bretagne chez la mère du conjoint. Celui-ci songeait à prendre la fuite ou à mettre fin à ses jours. Mais il a finalement choisi de tuer, à l’aide d’une carabine, la mère et le bébé qui étaient rentrées avec lui dans l’Hérault le 13 juillet. C’est au retour qu’il a ensuite avoué le crime à sa mère. La grand-mère a ensuite prévenu les gendarmes.

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