Vins franciliens : enfin une Indication Géographique Protégée 

Des bouteilles de vin dans une cave.

 

Après plus de vingt ans de tractations, plusieurs vins franciliens obtiennent une Indication Géographique Protégée (IGP). Une reconnaissance qui doit encore être validée au niveau européen.

D’autres produits concernés

Après les Bourgogne, les Bordeaux ou les Côtes-du-Rhône, les vins d’Île-de-France sont en phase de labélisation. Ils viennent de bénéficier comme leurs célèbres homologues d’une appellation géographique d’origine. Cette bonne nouvelle intervient quelques semaines après que l’institut national des appellations d’origine (INAO) et de la qualité a signifié que la procédure de publication d’arrêté de l’homologation allait être bientôt signée.

Cette reconnaissance, « C’est un combat de 21 ans » précise Patrice Bersac, président du Syndicat des vignerons d’Ile-de-France, sur France Bleu Paris.

Sont aussi concernés par ce label, plusieurs coteaux dont ceux de Suresnes-Mont-Valérien, les Coteaux de Blunay, ceux d’Acy, de Provins ou de Paris.

Plusieurs critères à respecter

« Maintenant, ce n’est plus du folklore. On fait du vrai vin », se réjouit Jean-Louis Testud, adjoint au maire de Suresnes, en charge des vignes. Si elle est célébrée par les vignerons d’Ile-de-France, l’obtention de l’IGP a fait l’objet de réticences parmi les professionnels de la vigne. « Ils craignaient que l’on dégrade l’image de la viticulture française d’excellence », souligne l’édile. Mais ils doivent se rassurer.

Pour bénéficier du label, il faut respecter certains critères. Les raisins doivent notamment provenir des départements franciliens ou à proximité de la région, tout comme la vinification. Rouge, blanc, ou rosé, les vins doivent avoir un taux d’alcool minimum de 9°. Les cépages sont aussi mentionnés dans le cahier des charges, ainsi que le rendement, fixé à 100 hectolitres à l’hectare.

Selon Jean-Louis Testud, ces critères permettent à d’autres « territoires qui veulent replanter de la vigne » de savoir « qu’il faut le faire dans l’exigence des règles professionnelles ».

« 5000 hectares dans les 20-25 ans à venir » 

Le label géographique dont bénéficient les producteurs de vin francilien accompagnera l’augmentation exponentielle du nombre d’hectares plantés en Île-de-France. « Nous en sommes à une centaine d’hectares plantés ou qui vont être plantés avant 2022 et nous avons un horizon qui est autour de 5000 hectares dans les 20-25 ans à venir », indique Patrice Birsac.

Autre bonne nouvelle : en raison du réchauffement climatique, les vignes pourraient à l’avenir bénéficier d’un climat plus doux.

Notons que cette reconnaissance qui doit encore être validée à l’échelon européen.

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