Loiret : le député Richard Ramos veut inscrire la baguette au patrimoine mondial de l’Unesco

Des baguettes de pain disposées sur une table.

 

Richard Ramos, élu MoDem du Loiret, a déposé un dossier pour inscrire la baguette au patrimoine mondial de l’Unesco. Un projet salué à l’unanimité par les artisans boulangers français, qui font face à la concurrence « déloyale » des grandes surfaces.

Après s’être battu contre la pasteurisation du camembert de Normandie, Richard Ramos, élu MoDem du Loiret, s’est trouvé un nouveau combat. Cette fois, il souhaite faire inscrire la baguette traditionnelle au patrimoine mondial de l’Unesco. Jeudi dernier, l’élu a déposé un dossier en ce sens auprès du ministère de la Culture. « Je porte ce dossier au parlement avec une soixantaine de collègues de tous bords. La baguette, c’est mieux qu’un morceau de pain, c’est un morceau de France, un morceau de terroir, un morceau de fierté française », a-t-il déclaré lors d’une opération de distribution et de communication à Orléans, rapporte Le Parisien.

Une dizaine de boulangers du Loiret aux côtés du député

Le dossier se trouve à présent entre les mains du ministère de la Culture. Celui-ci doit décider en mars 2021 s’il retient la candidature pour la soumettre au patrimoine mondial de l’Unesco. D’après le député, le projet a été « bien accueilli » et « les chances d’aboutir sont réelles ». En cas de validation, la baguette française pourrait alors rejoindre la pizza napolitaine ou encore la bière belge au patrimoine mondial de l’humanité.

Lors de cette opération, Richard Ramos était accompagné d’une dizaine de boulangers du Loiret, qui ont distribué des baguettes aux passants afin de défendre leur cause. Ils ont offert 150 autres baguettes à des associations caritatives telles que les Restos du Cœur et le Relais orléanais.

Pour une baguette vraiment de tradition

L’inscription de la baguette au patrimoine de l’Humanité permettra aux artisans de résister face à la grande distribution à qui échappe des étapes de travail. « On fait des appels du pied avec des baguettes soit disant ‘de tradition’ mais qui ne respectent pas forcément les mêmes méthodes de travail alors qu’un artisan boulanger va respecter ces méthodes », souligne Philippe Desiles, président de la fédération des artisans boulangers-pâtissiers d’Indre-et-Loire, à France bleu.

De plus, ces grandes surfaces mènent une concurrence « déloyale » en ouvrant le dimanche, malgré les arrêtés préfectoraux. Les artisans plaident donc pour le respect du jour de fermeture hebdomadaire. « Pour nous, c’est primordial. Dans ma commune par exemple, où le Super U ferme le dimanche, les trois boulangeries font chacune 400 euros de plus de chiffre d’affaires ce jour-là, c’est considérable », plaide Anthony Jouanny, boulanger à Neuville-aux-Bois.

Macron soutient l’initiative

Le projet de Richard Ramos est évoqué par les boulangers français depuis deux ans et a déjà reçu un soutien de Macron. « La baguette, c’est le quotidien des Français et le pain c’est une histoire particulière, c’est le quotidien le matin, le midi et le soir pour les Français », avait lancé en 2018 le président de la République. « Il faut en préserver l’excellence et le savoir-faire et donc c’est pour cette raison qu’il faut l’inscrire au patrimoine, parce que l’inscrire c’est pas simplement inscrire le nom de la baguette, c’est avec elle inscrire des ingrédients, un savoir-faire et un tour de main », avait ensuite expliqué le locataire de l’Elysée.

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