Haro sur la pêche au vif à Paris !

La capitale française a décidé d’interdire ce type de pêche considérée par beaucoup comme une cruauté envers les animaux.

Plus de pêche au vif possible à Paris. Du moins légalement. Le conseil municipal de la ville vient d’interdire la pratique à l’issue d’une réunion la semaine écoulée. À la grande satisfaction des associations de défense des intérêts des animaux. Pour ces dernières en effet, il s’agit d’une victoire d’étape dans ce long combat contre la pêche au vif. La méthode consiste à utiliser comme appât, un animal encore en vie, généralement un poisson de petite taille, afin d’en attirer un autre encore plus grand. Pour ce faire, le pêcheur suspend au bout de l’hameçon, un poisson appelé vif et le jette à l’eau. L’animal toujours en vie essaie naturellement de se défaire de l’hameçon. Mais cela en fait une proie facile pour les autres poissons plus gros. Car, plus il se débat, plus il attire l’attention de ses pairs carnassiers qui n’hésitent pas à se saisir de lui. Au grand plaisir du pêcheur qui repart avec le gain de l’appât.

Une pêche décriée

Le procédé est toutefois très mal vu, aussi bien par les associations écologistes que par les organismes de lutte pour la préservation des animaux. Du point de vue écologique, la pêche au vif n’est pas sans conséquence pour la biodiversité. D’autant plus que les poissons utilisés comme appâts sont souvent conservés chez les pêcheurs dans des conditions non optimales pour leur épanouissement. Dans ces cas, le risque d’utiliser un vif déjà infecté pour pêcher un poisson plus gros est réel.

Par ailleurs, le fait de transpercer un poisson vivant si petit soit-il, à l’aide de l’hameçon, est perçu comme une cruauté animale contre laquelle plusieurs voix s’élèvent de plus en plus. C’est d’autant plus insupportable pour les associations de défense des intérêts des animaux que la pêche à Paris est tout simplement interdite à la consommation à cause des risques de pollution inhérentes à la ville. Qu’est-ce qui justifie alors dans ce contexte, la pratique de la pêche au vif ?

Après Grenoble fin janvier, la capitale devient donc la deuxième métropole française à mettre un terme à la pêche au vif. Une décision que les organisations de protection des animaux espèrent voir multiplier ailleurs. Car, l’objectif pour eux, reste l’interdiction totale de cette forme de pêche sur tout le territoire français. Du côté des pêcheurs en revanche, c’est la grise mine.

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