Le petit village qui résiste à Elon Musk

La commune française de Saint-Senier-de-Beuvron s’oppose au projet d’internet satellitaire promu par le milliardaire sud-africain. Les villageois estiment en effet ne pas disposer d’éléments suffisants pour apprécier les effets à long terme du programme sur l’humain ou l’animal.

La folie des grandeurs d’Elon Musk se heurte à un premier obstacle en France. Le patron de Tesla qui ambitionne de révéler tous les secrets de l’espace a vu un de ses projets être rétorqué par Saint-Senier-de-Beuvron. Le petit village normand ne veut pas que des antennes relais soient installées sur son territoire à des buts expérimentaux. Issus du projet Starlink, ces engins doivent servir à la fourniture d’internet grâce aux satellites en cours de déploiement dans l’espace par Space X, entreprise d’Elon Musk. Le but à terme selon le milliardaire sud-africain, est de connecter tous les coins du globe au web et à très haut débit dans quelques années.

Le projet déjà en test aux États-Unis et au Canada entre autres, débarque fraichement en France suite à l’approbation le 18 février dernier, de l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep). Au nombre des villages-pilotes figurent : Villenave d’Ornon, Gravelines et Saint-Senier-de-Beuvron.

Méfiance et suspicion

Seul ce dernier territoire s’oppose à Starlink, méfiants que sont les quelques centaines d’habitants par rapport au projet. De nombreux villageois estiment en effet qu’il y a très peu de visibilités concernant d’éventuelles conséquences de l’installation des antennes relais sur les êtres vivants. Malgré les dénégations de l’Agence nationale des fréquences (ANFR) sur le sujet, rien n’y fit. La mairie a opposé une fin de non-recevoir au projet le 7 décembre dernier.

Par ailleurs, les ambitions parfois folles d’Elon Musk suscitent la méfiance de cette communauté normande. L’homme d’affaires est embarqué depuis quelques années dans nombre de projets révolutionnaires. Outre les voitures électriques vendues grâce à sa firme, Tesla, le natif de Pretoria veut faire de Mars une planète habitable, à très courte échéance. Il veut également implanter des puces électroniques dans le cerveau humain afin d’y guérir certaines maladies comme le Parkinson ou l’Alzheimer.

Tout cela a de quoi intriguer les Saint-Senierais qui entendent se préserver et préserver leurs cultures des éventuels effets néfastes. Il est pour l’heure difficile de savoir si le village va revenir sur sa décision ou si le bras de fer va se poursuivre. Mais les autorités centrales annoncent d’ores et déjà des études d’impact afin de démêler le vrai du faux quant aux conséquences potentielles du projet.

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