Covid-19 : la Moselle sous le coup des restrictions allemandes

Le département français s’est vu imposer par l’Allemagne voisine, de nouvelles mesures anti-Coronavirus depuis ce mardi 2 mars 2021 à minuit. Chez la population et les élus, la colère succède à la frustration.

Il faudra montrer patte blanche à compter de ce mardi pour tous les voyageurs français de la Moselle à destination de l’Allemagne voisine. Concrètement, il s’agit de faire valoir un test Covid PCR ou antigénique négatif datant de 48 heures au maximum pour pénétrer le territoire allemand. Chaque voyageur est en outre prié de satisfaire à une déclaration électronique à chaque franchissement de la frontière. Cette nouvelle mesure décidée par Berlin le 28 février 2021 vise à lutter contre la propagation du virus.

En effet, la Moselle est confrontée à une situation sanitaire des plus critiques. Elle fait l’objet de la part des autorités françaises, d’une surveillance épidémiologique renforcée, avec 24 autres départements, en raison du variant sud-africain qui s’y propage à grande vitesse. Le Premier ministre, Jean Castex, parlait ainsi la semaine dernière, d’une présence à 60% de cette mutation redoutée par les spécialistes.

Les mosellans grincent des dents

Ces nouvelles mesures décidées en Allemagne ont de quoi agacer plus d’un en France. En premier lieu, les habitants de la région concernée, dont 16 000 traversent quotidiennement la frontière pour diverses raisons. En dehors des soucis logistiques inhérents aux tests quotidiens de Covid-19 pour les Français également soumis au couvre-feu dès 18 heures au plan national, ces restrictions réveillent le traumatisme du printemps dernier. À l’époque, l’Allemagne s’était tout simplement barricadée sous la menace du nouveau Coronavirus.

Ce ne sera pas le cas cette fois, puisque la France évite une fermeture totale de cette frontière franco-allemande. Mieux, elle a réussi à convaincre Berlin d’inclure dans les mesures les tests antigéniques réputés plus rapides à donner satisfaction. Les autorités annoncent par ailleurs, être toujours en négociation avec l’Allemagne pour faire également admettre les tests salivaires. Autant d’initiatives destinées à faciliter un tant soit peu la traversée aux mosellans.

Du côté des politiques, la colère ne faiblit pas. Les élus locaux dénoncent notamment une mesure unilatérale de Berlin et pénalisante pour la population de la Moselle. D’autant plus que l’appartenance à un même espace européen garantit en principe une libre-circulation des personnes et des biens. Ils en veulent également au gouvernement français toujours réticent à l’idée de décréter un confinement dans les régions où la menace du virus est grande, à l’image de la Moselle. Une mesure qui aurait pu éviter aux populations d’avoir à subir les restrictions allemandes.

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