Crise sanitaire : Ce que les nouvelles mesures impliquent pour l’Île-de-France

Le président, Emmanuel Macron, s’est prononcé mercredi soir sur la situation sanitaire en cours dans le pays. Tour d’horizon des décisions annoncées pour tenter de juguler la crise dans région Île-de-France dont les hôpitaux sont saturés par des malades.

Pas de confinement strict, mais un nouveau serrage de vis avec la perspective de voir le bout du tunnel dans moins de deux mois. C’est le pari pris par Emmanuel Macron ce mercredi à travers son adresse télévisée à l’endroit des Français. Si la plupart des mesures de freinage annoncées concernent l’étendue du territoire, elles n’auront sans doute pas les mêmes incidences partout. Surtout en Île-de-France où les professionnels de la santé sont tout bonnement excédés par la situation sanitaire critique.

Écoles fermées

Après plusieurs semaines de tergiversation, le gouvernement s’y est finalement résolu, mais juste un peu. Emmanuel Macron a annoncé la fermeture des écoles pendant trois semaines, soit une semaine plus tôt que le début des vacances de Pâques. Ce qui implique des cours à distance pour les lycées et collèges de la semaine du 5 au 9 avril. Les vacances de printemps sont prévues pour tous à partir du 12 avril.

Pour l’Île-de-France, ces nouvelles mesures changent la donne. Mais pas tellement. Puisque la découverte d’un nouveau cas positif dans une classe de la région par ailleurs classée parmi les plus à risque depuis quelques jours, se soldait d’ores et déjà par sa fermeture pure et simple. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle la maire de Paris, Anne Hidalgo, souhaitait plutôt mercredi, une fermeture complète de toutes les écoles en Île-de-France. Car à l’en croire, des milliers d’élèves étaient déjà en rade, à cause de la situation sanitaire.

Les réanimations renforcées

Les services de réanimation seront eux pourvus en lits supplémentaires afin de porter leur capacité d’accueil à 10 000, a déclaré le chef de l’État. Impossible de prévoir pour l’heure, l’incidence d’une telle annonce dans la région Île-de-France avec des hôpitaux saturés et un nombre de patients déjà au-delà de 7 000 dont plus de 1 000 en réanimation. Soit un chiffre plus haut que celui enregistré lors des fortes hospitalisations de la deuxième vague de l’épidémie.

Et la situation devrait continuer à se dégrader si l’on s’en tient aux projections de l’AP-HP qui table sur plus de 3 000 patients en réanimation durant les trois prochaines semaines, si un confinement en bonne due forme était décrété.

Toutes les autres mesures ne changent fondamentalement pas grand-chose pour la région.

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