Marseille : les partiels en présentiel, cluster en puissance ?

À la faculté d’Aix-Marseille où les étudiants sont actuellement évalués, c’est la crainte générale. En cause, les conditions d’examen inadéquates en période de Covid-19.

À l’Aix-Marseille, les étudiants sont pour la plupart, actuellement confrontés à deux types de défis. En dehors des partiels en cours jusqu’au 14 janvier, ils doivent autant que faire se peut, éviter d’attraper le Coronavirus durant l’examen. Mais cela reste une gageure, au regard des conditions d’évaluation très peu optimales pour un examen organisé en présentiel en temps de crise sanitaire.

Les nombreux témoignages recueillis sur place sont en effet sans appel et particulièrement inquiétants. Ils font état d’une organisation carrément bâclée en termes de mesures restrictives mises en place à cause de la pandémie, et concernant leur suivi.

Défaillances notoires

Les enseignants affectés à la surveillance soufflent le chaud et le froid dans leurs tentatives de contraindre les étudiants à mettre les masques de protection convenablement. Ainsi que le fait savoir Lise Gastaldi, enseignante-chercheuse, maîtresse de conférences à la faculté d’écogestion et militante CGT dans les colonnes de 20 Minutes. Et avec des amphithéâtres aux effectifs pléthoriques, la tâche devient davantage ardue. Car, faut-il le rappeler, avec sa colonie de 80 000 étudiants environ, l’Aix-Marseille représente la plus grande université pluridisciplinaire francophone.

Cela rend difficile le respect de la distanciation physique pourtant claironné par les autorités sanitaires depuis le début de la pandémie. C’est ainsi que dans certaines promotions, à l’instar de celles du campus de Saint-Charles, les étudiants se retrouvent avec moins de places disponibles que d’apprenants. D’autant que nombre de salles de composition sont système d’aération. Les fenêtres étant maintenues fermées, pour la plupart parce que détériorées. Il n’est par ailleurs pas rare de voir des étudiants entassés dans le sous-sol d’un bâtiment, toujours à en croire Lise Gastaldi.

Psychose

Ce sont là autant de défaillances que la direction de l’Aix-Marseille réfractaire à des partiels virtuels, refuse pourtant d’assumer. Elle a plaidé auprès de 20 Minutes, des mesures barrières renforcées dans ses salles de composition, à défaut d’instaurer des jauges conséquentes.

Mais les étudiants et les enseignants sont en proie à une psychose générale le temps de ces examens. D’autant que le variant Omicron est désormais majoritaire, à 60%, dans la ville du Vieux-Port, selon les résultats issus de l’analyse des eaux usées par les marins-pompiers cette semaine.

Les yeux sont d’ores et déjà rivés sur le tableau épidémique à Marseille pour les prochains jours.

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