Présidentielle : faire voter le candidat à parrainer, l’initiative citoyenne de Pia

Les habitants de la petite commune des Pyrénées-Orientales se prononcent sur l’identité du candidat à la présidentielle à parrainer par leur maire, sur décision de ce dernier. Un projet diversement apprécié.

Une consultation avant l’heure pour les Pianencs. Depuis lundi et durant toute la semaine, les habitants de Pia planchent à travers un vote, sur le nom du candidat qui bénéficiera du parrainage de leur maire pour la présidentielle d’avril. L’initiative organisée par l’édile Jérôme Palmade, consiste selon l’intéressé, à faire réagir les administrés sur une question aussi cruciale que le parrainage de candidat en quête du fauteuil de l’Élysée.

Destiné d’une certaine manière à filtrer les candidatures par ordre de pertinence et ainsi en limiter le nombre, le système de parrainage enjoint aux candidats de réunir 500 signatures d’élus à travers la France. C’est-à-dire les députés, les sénateurs, les maires, les présidents d’intercommunalités, les conseillers départementaux et régionaux entre autres.

Parcours du combattant

L’opération visant également à assurer à la candidature des futurs impétrants une représentativité nationale, se révèle être bien souvent un cauchemar. Notamment pour les candidats indépendants ou ceux dont la quête ne repose pas sur un parti d’envergure à l’image du PS, des Républicains ou même de la République en Marche. C’est le cas du porte-étendard du Nouveau Parti anticapitaliste Philippe Poutou, qui a révélé dimanche 30 janvier, être encore essentiellement à l’étape des promesses à un mois de la clôture. Il n’a d’ailleurs réussi à faire valider par le Conseil constitutionnel à la date du 1er avril que quatre signatures.

Cette réticence des élus à parrainer certaines candidatures est exacerbée depuis la publication intégrale du nom de tous les parrains, décidée en 2016 par le Conseil constitutionnel. Une démarche participant selon l’institution, au devoir de redevabilité des élus envers leurs mandants.

Une échappatoire ?

Serait-ce pour éviter d’être mal vu en cas de parrainage d’un candidat non souhaité par ses administrés que Jérôme Palmade a initié ce vote citoyen ? L’intéressé élu sans étiquette en 2020, réfute cela et évoque une continuité de sa gouvernance d’un type nouveau. Il consulte en effet tous les six mois une centaine d’habitants tirés au sort sur la gestion de la municipalité. Une manœuvre à titre consultatif seulement, minore l’ancien maire de Pia, Michel Maffre, dans Le Parisien.

Quoi qu’il en soit, les Pianencs approuvent globalement cette dernière initiative, vu l’engouement autour. 50 des 500 suffrages attendus au minimum pour faire valider la consultation avaient déjà été enregistrés lundi matin, à en croire l’édile.

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