Calvados : « Dix jours sans écrans » pour les collégiens de Valdallière

Une adolescente sur son smartphone

 

Du 7 au 17 juin 2022, des collégiens volontaires de Valdallière, dans le Calvados, ont relevé avec brio le défi des « dix jours sans écrans ». Cette initiative venue du Québec exige des adolescents l’abandon, pendant dix jours, de leurs jouets technologiques (smartphones, jeux vidéo) pour s’adonner à d’autres activités de la vie quotidienne. L’idée est de lutter contre l’addiction aux écrans.

A Valdallière, dans le Calvados, des élèves volontaires du collège Anne-Frank ont participé, du mardi 7 au vendredi 17 juin 2022, au défi national des « dix jours sans écrans ». Cette opération née en 2003 au Québec vise à lutter contre l’addiction aux appareils technologiques. Elle propose aux collégiens, au sein de leur foyer et de leur établissement, de rompre avec la dépendance aux écrans. Mais également de les amener à réfléchir à d’autres moyens de passer le temps plus sainement et avantageusement.

Rien que des bénéfices pour les participants

Pendant dix jours donc, les adolescents normands ont laissé de côté leurs jeux vidéo et consoles, leurs tablettes, leurs smartphones ou encore la télévision. Ils ont alors découvert ou redécouvert d’autres occupations comme la peinture et le dessin, la lecture et les causeries entre copains ou membres de la famille. Cette expérience leur a permis de renouer certains liens, entre eux d’abord, mais aussi avec leurs parents.

Les collégiens ont appris à apprécier la conversation et les petites choses de la vie quotidienne comme le repas en famille. Privés de leurs jouets technologiques, ils ont été contraints d’échanger avec les amis, ainsi que papa et maman. Avant, ils ne voyaient pas vraiment ces personnes car la tête constamment plongée dans leur téléphone ou dans leur jeu toujours plus passionnant.

Des parents n’ont pas pu résister à leurs habitudes

Tout au long du défi, les adolescents ont été accompagnés par l’équipe éducative ainsi que par les parents, dont certains se sont prêtés au jeu, non sans difficultés. Une participante a raconté que sa mère a eu du mal à résister à la télévision. « Maman, elle a sa petite émission qu’elle aime bien regarder. Du coup, je suis obligée d’aller dans ma chambre », confie la collégienne dans les colonnes de France 3 Normandie. Il faut cependant préciser que, pour de nombreux parents, il s’agit plutôt de petites habitudes à une heure fixe, et non d’une addiction de plusieurs heures.

30 000 collégiens concernés dans toute la France

De l’avis de l’équipe enseignante, l’initiative a globalement eu des effets positifs sur les enfants, qui n’ont pas souffert. Aussi, ces mineurs n’ont pratiquement rien remarqué à part quelques poussières sur leurs appareils rangés au placard. Ils ont plutôt acquis le réflexe de s’endormir un peu plus tôt et d’avoir une plus grande attention en classe. Comme les lycéens du collège Anne-Frank, 30 000 enfants et adolescents issus de 241 établissements scolaires en France ont participé cette année au défi national des « dix jours sans écrans ».

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