Pas-de-Calais : un drone renifleur pour contrôler les émissions des navires

Un navire au port d'Hambourg, en Allemagne.

 

Le ministère de la Mer a déployé, le mercredi 23 septembre, un drone renifleur dans le Pas-de-Calais pour améliorer les contrôles des émissions polluantes des navires. Sa mission devrait durer trois mois.

Le premier vol d’essai réussi le 22 septembre

Pour améliorer les contrôles des émissions polluantes des navires qui naviguent dans les eaux françaises, le ministère de la Mer a déployé, à titre expérimental, un drone renifleur dans le détroit du Pas-de-Calais, région la plus fréquentée au monde par les navires. Après un premier vol d’essai réussi le 22 septembre 2020, son déploiement est intervenu le 23 septembre pour une durée de trois mois, depuis le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) de Gris-Nez. Le CROSS fera ainsi office de base logistique et veillera à la mise en œuvre de l’opération.

Mis à la disposition de la France par l’Union européenne via un partenariat avec l’Agence européenne pour la sécurité maritime (AESM), l’engin qui pèse plus de 150 kg doit permettre de mesurer le taux de soufre dans le panache d’émission des navires, a précisé le ministère dans un communiqué relayé par l’AFP. La teneur en soufre dans le carburant ne doit en effet pas dépasser 1% dans la zone concernée, contre 5% en général.

Un prélèvement à quai necessaire après détection d’une anomalie 

Grâce à des capteurs électrochimiques, le drone renifleur pourra analyser la teneur en soufre du combustible brûlé lorsqu’il traversera le panache des gaz d’échappement des cheminées des navires. L’ensemble des informations captées seront ensuite transférées en temps quasi réel et stockées dans le centre de données du drone de l’Agence européenne pour la sécurité maritime (AESM). Ce centre de données est relié à une base de données européenne que consultent les inspecteurs de sécurité chargés de contrôler les bateaux. Si l’analyse réalisée par le drone montre une anomalie, un prélèvement du carburant du navire suspecté sera effectué dans le cadre d’un contrôle mené à quai.

L’engin déployé dans d’autres pays européens 

Le drone pourra aussi contribuer aux opérations de recherche et de sauvetage en mer coordonnées par le Cross, selon le ministère. Il a déjà été déployé au Portugal, en Espagne, en Croatie et en Grèce pour des missions similaires.

Notons que ce dispositif vient compléter l’arsenal de surveillance de la France, qui repose en particulier sur l’imagerie satellite, les informations de positionnement des navires et la surveillance par les aéronefs et les navires de patrouille maritime.

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